#117
Je me suis octroyé du repos. Hier après-midi ai sortir de cette matinée poisseuse, j’ai dormi tout mon saoul devant un documentaire dont je n’ai vu que les deux premières minutes, entortillé dans les vapeurs chaudes sur mon canapé, réveillé en eau par plus de 29°C. Et puis cette nuit, je me suis forcé à rester au lit, malgré le réveil violent de cette nuit où il fallu refermer toutes les fenêtres laissées ouvertes pour faire des courants d’air. L’horizon s’est chargé d’un masse sombre qui s’est déversée en trombes sur les environs. Vent violent, éclairs fréquents ; je me rends compte que j’ai de moins en moins peur de l’orage. Je crois que j’ai bien fait de dormir ce matin, je me sens beaucoup mieux.
Rue Stanco, Tréguier (Landreger)
Côtes d’Armor, juillet 2013
Je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi en breton Tréguier se disait Landreger. J’ai fini par savoir pourquoi. Dreger est une forme parmi d’autres de Trégor, le nom du pays, et Lan, c’est tout simplement, la terre, le fief, comme on retrouve souvent dans les toponymes bretons de ces environs (Lanvollon, Lanvellec, etc.).
Le sourire de Siddhartha ressemblait exactement au sourire calme, délicat, impénétrable, peut-être un peu débonnaire et un peu moqueur, de Gotama ; c’était le sourire des mille petites rides de Bouddha, tel que lui-même l’avait si souvent contemplé avec respect. C’était bien ainsi, Govinda le savait, que souriaient les Etres parfaits.
Hermann Hesse, Siddhartha
Editions Bernard Grasset, 1925
Traduit de l’allemand par Joseph Delage