Archive for September, 2013

#148

Sep 12 2013 Published by under Uncategorized

07:34
Grand jour que celui-ci, grand jour parmi d’autres à venir. C’est aujourd’hui que je présente mon article à mon directeur d’article, dans sa première version.
Je me sens assez fier de ce que j’ai fait, mais tout aussi angoissé de ne pas satisfaire à la demande. En fait, ceci a toujours été mon problème ; juger de la pertinence de ce que je fais. Longtemps, par crainte, je n’ai rien fait, mais ce temps est révolu, je n’ai plus le droit à l’erreur, les enjeux sont trop importants pour la suite.

15:24
Retour de mon entretien : je me sens conforté dans l’idée que mon sujet d’article est pertinent. C’est tout ce que je voulais savoir. Je me désormais moins angoissé, mais je garde à l’esprit qu’il faut que je le termine vite pour pouvoir faire des allers et retours si besoin.
Au boulot, deux jeunes sortent avec une solution, une autre sans. Ça dégraisse pas mal.

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#147

Sep 11 2013 Published by under Uncategorized

Petite paresse des jours qui n’appartiennent qu’à soi. Il faut maintenant se remettre au boulot avec la puissance d’un char à bœufs qui se remet en route.
Lorsque mes collègues m’ont demandé hier quels étaient mes projets pour cette nouvelle année qui commence, j’ai répondu « réussir mon master, et puis écrire… ». Cette année, oui, je vais écrire plus que j’ai jamais écrit.
Il faut repartir en guerre et si possible, cette fois-ci achever tout ce qui me met à terre.

Rends grâce au jour lorsque vient la nuit…
… à l’épée lorsque tu t’en es servi…
… au gel quand tu l’as traversé…

(Havarnal, le discours de Har, edda poétique,
d’après la trad. d’Olive Bray, publié par D.L. Ashliman)

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#146

Sep 08 2013 Published by under Uncategorized

J’ai retrouvé par hasard les photos que j’avais prises à Venise en 1993. Je pensais les avoir perdues, je ne sais pas pourquoi, peut-être simplement parce que je ne les ai pas trouvées là où je pensais les avoir mises et dans un certain sens, je suis étonné de voir que finalement elles ont réussi à me suivre après tous ces déménagements, accidentels ou non.
C’est une très belle série en noir et blanc assez simple, dénuée d’êtres humains, au cadrage sévère, au contraste élevé ; je les ai prises avec mon vieux Minolta qui ne doit plus fonctionner aujourd’hui et un filtre rouge pour la plupart. On croirait une Venise sortie des âges sombres, de l’ancienne République, mais c’est précisément ce qui la rend sauvage et charmante.

Venise

Photo © Guillaume O

A voguer ainsi sur les eaux calmes du Bosphore, Michel-Ange se rappelle la traversée qui sépare Mestre de Venise, où il s’est rendu dans sa jeunesse ; il n’est pas étonnant qu’il y ait tant de Vénitiens ici, songe-t-il. Cette ville ressemble à la Sérénissime, mais dans des proportions fabuleuses, où tout serai multiplié par cent. Une Venise envahie par les sept collines et la puissance de Rome.

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants
Actes Sud, 2010

L’ambiance que j’y ai trouvé correspond assez bien à ce que j’en ai vécu. Ce n’est pas la Venise des gondoles et des flonflons, mais une Venise digne et rugueuse, qui serait peut-être la ville de Corto Maltese. D’ici quelques temps, j’ai pour projet de partir à Venise deux semaines. Démesuré me direz-vous ? Peut-être, mais je ne veux pas en repartir en ayant l’impression de l’avoir négligée. Je pense qu’il n’y a que de cette manière qu’on peut vraiment la connaître.

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