#153
J’ai du mal à me remettre à la lecture ces derniers temps. Après avoir terminé le petit livre de Coatalem, Le gouverneur d’Antipodia, je me suis attaqué à Joseph Kessel, La vallée des rubis. Il faut dire que j’ai eu des matins plus durs que d’autres cette semaine et surtout des jours difficiles au travail.
Pas des jours compliqués, mais des jours longs et pleins de rebondissements, des jours incroyablement denses, à tel point que vendredi midi, lorsqu’est arrivée l’heure, nous nous sommes arrêtés, puis nous nous sommes regardés soulagés, l’air de dire «voilà, c’est terminé.»
D’un autre côté, je n’ai pas pu tellement avancer sur mes travaux universitaires, mais ce n’est pas grave, j’ai encore un peu le temps, rien ne presse. Le tout est de bien tout caler dans le planning.
Je me suis acheté hier les Journaux de voyage d’Albert Camus, ainsi que les 3 volumes de ses carnets, plus d’autres livres dont un Victor Hugo de jeunesse, Rithy Panh, Chalandon… Il faudrait que je passe maintenant plus de temps à lire qu’à en acheter… J’ai repris un peu en parallèle de mes jours de travail l’écriture de mes carnets de voyage et j’avoue que passer du temps à recoller les morceaux du temps m’excite énormément ; je crois que j’ai trouvé ma façon à moi de perpétuer le voyage au travers des semaines et des mois où je ne suis pas en vadrouille, cela a le don de calmer mes nerfs, comme un baume mental à appliquer sur mes blessures, cela me fige dans le passé.
Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues…
Joseph Kessel, La vallée des rubis
Gallimard, 1955
Nouvel album d’Anna Calvi. Pas tout écouté, mais déjà je trouve à la belle anglaise à l’air frondeur une carrure de grande. ONE BREATH. Un album très américain, avec quelque chose de western dedans…