#149

Sep 15 2013

Le jour se lève sur un paysage froid, dans une atmosphère de début d’automne. Je me disais l’autre jour qu’il a fait beau à Paris à partir du mois de juillet ; juin a été pourri. A peine revenu de Thaïlande et les températures de cette mi-septembre sont déjà de nature à refroidir les plus téméraires et pour tout dire, je n’arrive pas à avoir chaud, je suis sans arrêt gelé, des pieds à la tête, n’arrivant guère à trouver un juste milieu.
Étrangement, je n’ai pas vraiment envie de repartir pour l’instant. Quand j’étais là-bas, j’avais l’intuition qu’à peine revenu j’éprouverai la contraignante sensation de vouloir repartir ailleurs, mais non. Évidemment, Istanbul me fait flancher à chaque fois que j’y pense, mais ce n’est pas d’actualité pour l’instant.

Dragon - Wat Umongmahatherachan - Bangkok - Thaïlande

Dragon au Wat Umongmahatherachan
Chiang Mai – Thaïlande – août 2013

Je regarde sur mon bureau les petites amulettes que j’ai rapportées, trois bouddhas et un Ganesha, aux couleurs plus ou moins dorées de laiton passé et je me dis que je ne suis pas souvent là ; mon esprit vagabonde la plupart du temps, je flâne et voyage dans mes rêveries. Mes attaches terrestres se délient et j’atterris déjà dans un autre aéroport dont j’évite de dire le nom. On risquerait de me prendre pour un fou.

2 responses so far

#148

Sep 12 2013

07:34
Grand jour que celui-ci, grand jour parmi d’autres à venir. C’est aujourd’hui que je présente mon article à mon directeur d’article, dans sa première version.
Je me sens assez fier de ce que j’ai fait, mais tout aussi angoissé de ne pas satisfaire à la demande. En fait, ceci a toujours été mon problème ; juger de la pertinence de ce que je fais. Longtemps, par crainte, je n’ai rien fait, mais ce temps est révolu, je n’ai plus le droit à l’erreur, les enjeux sont trop importants pour la suite.

15:24
Retour de mon entretien : je me sens conforté dans l’idée que mon sujet d’article est pertinent. C’est tout ce que je voulais savoir. Je me désormais moins angoissé, mais je garde à l’esprit qu’il faut que je le termine vite pour pouvoir faire des allers et retours si besoin.
Au boulot, deux jeunes sortent avec une solution, une autre sans. Ça dégraisse pas mal.

3 responses so far

#147

Sep 11 2013

Petite paresse des jours qui n’appartiennent qu’à soi. Il faut maintenant se remettre au boulot avec la puissance d’un char à bœufs qui se remet en route.
Lorsque mes collègues m’ont demandé hier quels étaient mes projets pour cette nouvelle année qui commence, j’ai répondu « réussir mon master, et puis écrire… ». Cette année, oui, je vais écrire plus que j’ai jamais écrit.
Il faut repartir en guerre et si possible, cette fois-ci achever tout ce qui me met à terre.

Rends grâce au jour lorsque vient la nuit…
… à l’épée lorsque tu t’en es servi…
… au gel quand tu l’as traversé…

(Havarnal, le discours de Har, edda poétique,
d’après la trad. d’Olive Bray, publié par D.L. Ashliman)

No responses yet

« Newer - Older »