Jeudi 28

Feb 28 2013

Le départ approche et je me sens terriblement angoissé. Je ne sais pas pourquoi la Thaïlande me fait aussi peur ; je ne serai pourtant pas le premier imbécile à y mettre les pieds.

Ma valise est presque prête, ne me reste plus qu’à faire sécher mes chemises en lin et à organiser un peu ma valise, choisir quelles chaussures je vais emmener. J’ai pris des carnets, des pinceaux, des crayons, des stylos, une gomme, ma boîte à aquarelles et trois livres. Voyageurs arabes en Pléiade, L’étoile du matin de Wu Ming 4 et Carnets du Sahara d’Eugène Fromentin. Dans mon sac à dos se trouvera Kampuchea que je n’ai pas terminé, simplement parce que je prends le temps, et puis peut-être aussi L’ombre de la route de la soie de Colin Thubron que je n’ai toujours pas terminé. Des carnets, de quoi écrire, bref un nécessaire de vie qui ne dépasse pas le volume d’une boîte à chaussures, le tout dans une valise énorme qui me permettra de ramener plein de conneries, des bouteilles d’alcool qui me brûlera les yeux, des tissus, du papier, des statuettes de Bouddha, que sais-je…

N’emporte que des souvenirs, ne laisse rien derrière toi…

Ma jambe va mieux, je n’ai plus l’air d’un boiteux et j’arrive à avoir l’air enjoué.

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